La cité des livres qui rêvent – Walter Moers

lacitedeslivres

Prêts à embarquer pour la Zamonie ? Pour cela il faut aimer les livres, la lecture et ne pas avoir peur : du noir, du sang, des araignées…..
Si vous êtes prêts alors c’est partiiiiii : Nous ne partons pas seuls mais avec le gentil dragon de la couverture, j’ai nommé Hildegunst Taillemythes ! Ce jeune dragon (à peine 77 ans) a reçu un manuscrit en héritage de son « parrain en écriture », Dancelot de Tournerimes. Il s’agit d’un manuscrit si bien écrit que l’on passe du rire aux larmes, que l’on est ému au delà du possible, et que l’on a plus qu’une envie : rencontrer l’auteur (qui n’a pas de nom).
Hildegunst part donc à Bouquinbourg, la « cité des livres qui rêvent », à la recherche de ce fameux écrivain inconnu.
Après un démarrage que j’ai trouvé un tout petit peu lent, je me suis retrouvée à cheval sur un dragon (une expérience inédite pour moi), j’ai ri aux trouvailles de l’auteur, j’ai eu peur des Harpyres (mot valise sur Harpie et vampire), j’ai traversé des catacombes où des livres sanglants nous ont attaqués, j’ai découvert la confrérie des chasseurs de livres rares, en compagnie de Colophonius Clairdepluie, j’ai grignoté des tartines d’abeilles (vivantes les abeilles), j’ai eu de la pitié pour le pauvre roi des ombres, j’ai rigolé avec les rongelivres , j’ai adoré les notes de bas de pages, j’ai cherché (sans trouver) les étonnants anagrammes d’écrivains connus marqué de deux ** ( de Wils Orca pour Oscar Wilde ou Vochti Ugor pour Victor Hugo : toutes les solutions sont à la fin du livre ), j’ai failli perdre la tête à un concert de Trombonette (cf note de bas de billet). Des ronges-livres (dessin ci dessous) nous ont ensuite accueillis et enseignés le rudiment de poèmes gagaïstes où « les défauts de prononciation étaient non seulement acceptés mais institutionnalisés ».

RONGELIVRE

De nombreux dessins de l’auteur parsèment ce livre décoiffant, où alternent des réflexions, (sur l’écriture, le monde de l’édition), des aventures, et des personnages incroyables comme les verrequins (avec « un corps vermiforme, quatorze bras maigrichons et tête à mâchoire de requin« ), un Murch (croisement entre une grenouille et un canard) .
Si vous partez en Zamonie, n’oubliez pas vos vaccins en particulier contre la « bouquinoboulimanie » (les symptômes sont faciles à reconnaître, on court dans tous les sens en criant « Il faut que j’achète …des livres! Des livres! Des livres ! »

Deux exemples de note de bas de page :

J’aiderai peut être le lecteur en décrivant brièvement ici la trombonnette que Hildegunst Taillemythes désigne justement comme un instrument connu de ses lecteurs zamoniens.
Les trombonnettes sont les seuls instruments qui peuvent faire l’objet d’un élevage. La coquille trombonnienne (qui doit son nom à une lointaine ressemblance avec la trompette et le trombone) vit dans les massifs coralliens de la côte zamonienne occidentale, en particulier près de Brouillassebourg . Il s’agit d’un très long coquillage tubulaire en forme de tubéreuse. Vivant, il emplit le monde marin d’une musique spectrale qui rappelle le chant des baleines.

Note de bas de page expliquant ce qu’est une Tiqxxxxe, ou araignée double :

Il y a dans l’alphabet Zamonien une lettre qui symbolise la quadrupédie et que l’on utilisent dans les noms de créatures qui ont plus de huit pattes. Cette lettre manquante dans notre alphabet , j’ai eu recours à la lettre X multipliée, procédé qui , à mon avis symbolise parfaitement la seizupédie . Cela ne signifie cependant pas que l’on doive prononcer les quatre X . Prononcer Tiqxxxxe comme si ce mot n’avait qu’un seul X.

 

En conclusion ; : Un OLNI

Un livre traduit du Zamonien  en allemand par Walter Moers puis traduit en français par François Mathieu et Dominique Taffin-Jouhaud (merci à eux il fallait se mettre à deux pour le moins pour traduire cet OLNI)

Du côté des challenges

Tour du monde chez Mathilda  pour l’Allemagne
Pays imaginaires chez Coralie
Challenge à tout prix chez Asphodèle : Prix des librairies Millepages 2006

Lire sous la contrainte »  chez Philippe. La contrainte est   « pronom relatif ».

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13 réflexions au sujet de « La cité des livres qui rêvent – Walter Moers »

  1. Coucou Valentyne
    Un vrai blog de lecture ta Jument verte 😆
    Je comprends que tu aies aimé cette Cité des livres qui rêvent et son côté fantastique. Un voyage dans l’extraordinaire pour faire courir l’imagination.
    L’as-tu passé à tes enfants ?
    Bonne fin de semaine et gros bisous

    • Coucou Soène 🙂
      Et oui mon blog devient presque exclusivement lecture !
      Je n’ai plus trop le temps d’écrire 😦
      Pour ce livre, la couverture n’a pas plu à ma fille et mon fils est un peu jeune … Mais qui sait un jour peut être 🙂
      Bonne journée 🙂

  2. Et il n’y a que la Jument Verte pour lire des OLNI !!! J’avoue que faire vivre ainsi les livres, les rendre fabuleux, au sens propre du terme est magique ! Et ton billet l’est plus encore !!! 😆

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