Le jour où j’ai lu « L’aveuglement » de José Saramago

Un livre choc dont je ne parlerai pas mais j’ai recopié cette page qui m’a marqué.

Un quart d’heure sur un moteur de recherche bien connu et voilà quelque images à la suite de l’extrait. G**gl* a changé ma vie 😉

Chacun a-t-il raconté la dernière histoire du temps où il voyait, demanda le vieillard au bandeau noir, Je vais raconter la mienne, s’il n’y a personne d’autre, dit la voix inconnue, S’il y a quelqu’un d’autre il parlera après, racontez donc, La dernière chose que j’ai vue était un tableau , un tableau répéta le vieillard au bandeau noir, et où était-il, J’étais allé au musée, c’était un champ de blé avec des corbeaux et des cyprès et un soleil qui donnait l’impression d’être fait de morceaux de soleils, çà m’avait l’air d’avoir été peint par un Hollandais, Je crois que oui, mais il y avait aussi un chien qui s’enfonçait, le pauvre était déjà à demi-enterré, Quant à celui-ci, il ne peut qu’avoir été peint par un espagnol, personne avant lui n’avait peint un chien comme ça, personne après lui ne s’y est plus hasardé, Probablement, et il y avait une charrette chargée de foin et tirée par des chevaux qui traversait une rivière, Avec une maison à gauche, Oui, Alors c’est d’un Anglais, ça se pourrait, mais je n’y crois pas, car il y avait aussi une femme avec un enfant dans les bras, Des femmes avec des enfants dans les bras, la peinture n’en manque pas, C’est vrai, je l’avais remarqué, Ce que je ne comprends pas c’est comment des peintures aussi différentes et des peintres aussi différents pouvaient se trouver sur un seul tableau, et il y avait aussi des hommes qui mangeaient, Il y a eu tant de déjeuners, de goûters et de dîners dans l’histoire de l’art qu’il est impossible à cette seule indication de savoir qui mangeait, Les hommes étaient au nombre de treize, Ah, alors c’est facile, continuez, il y avait aussi une femme nue avec des cheveux blonds dans une coquille qui flottait sur la mer, et beaucoup de fleurs autour d’elle, Italien, bien entendu, Et une bataille, c’est comme pour les repas et les mères avec un enfant dans les bras, ça ne suffit pas pour savoir qui est le peintre, Avec des morts et des blessés, C’est naturel, tôt ou tard, tous les enfants meurent, et les soldats aussi, Et un cheval épouvanté, Avec des yeux qui lui sortaient des orbites, Exactement les chevaux sont ainsi, et quelques autres tableaux y avait-il encore dans votre tableau, Je n’ai pas eu le temps de le découvrir, je suis devenu aveugle au moment où je regardais le cheval, La peur rend aveugle dit la jeune fille aux lunettes teintées, Vous avez raison, nous étions déjà aveugles au moment où nous avons été frappés de cécité, la peur nous a aveuglés, la peur fera que nous continuerons à être aveugles, Qui est l’homme qui parle, demanda le médecin, un aveugle, répondit la voix, un simple aveugle, c’est tout ce qu’il y a ici. (p125- 126)

Wheat-Field-with-Cypresses-(1889)-Vincent-van-Gogh-Met

Champs de blé avec Cyprès – Van Gogh Source

chiengoya1.1226683622

Le chien de Goya –source

chareette foin John_Constable_The_Hay_Wain

Charrette de foin –  Constable – Source

la naissance de venus

La naissance de Vénus-  Botticelli – Source

cheval rubens

Henri IV à la bataille d’Ivry – Rubens – Source

Et vous cela vous évoque -t-il d’autres tableaux ?

« Le jour où  » est une idée vue chez Carnetsparesseux

 

citationJeudi Citation

AVEUGLEMENT BLINDNESS

Publicités

2 réflexions au sujet de « Le jour où j’ai lu « L’aveuglement » de José Saramago »

Poster votre avis

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s