Transatlantic – Colum McCann

Garder le cap est affaire de magie et de génie. Brown, navigateur, a pour tâche d’orienter l’avion par tous les moyens à sa disposition. Le sextant est fixé sur le panneau de bord devant lui. L’anémomètre et l’altimètre chevillés au fuselage. Le dérivomètre encastré sous son siège, avec le niveau à alcool qui mesure l’inclinaison de l’appareil. Les tables du capitaine Baker, avec leur calque, par terre à ses pieds. Les trois compas sont phosphorescents. Le soleil, la lune, les courants, les étoiles. Et si plus rien ne fonctionne, il naviguera à l’estime.
Il s’agenouille sur son siège pour jeter un coup d’oeil par dessus bord. Se tourne dans tous les sens, prend en compte l’horizon, le panorama et la position du soleil pour poursuivre ses calculs. Inscrit sur une feuille de son carnet : « Reste plus près de 120 que de 140 ». A peine l’a-t-il donnée à Alcock que celui-ci, dans leur petit cockpit, réduit les gaz, stabilise la vitesse, il ne veut pas trop pousser les Rolls Royce, les règle aux trois quarts de la puissance.
Manoeuvrer un cheval n’est pas si différent : pendant un long voyage, l’avion change de comportement, s’allège à mesure que les réservoirs se vident. Les moteurs trottent, galopent selon ce qu’indique les rênes.

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Transatlantic – Colum McCann  

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Voir ici pour l’histoire de Alcock et Brown

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Sur une idée de Chiffonnette

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4 réflexions au sujet de « Transatlantic – Colum McCann »

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