Sylvia Plath – La cloche de détresse

Pour la première fois de ma vie,je me suis sentie comme superficielle, assise au coeur de l’ONU insonorisée, entre Constantin qui savait jouer au tennis et traduire simultanément et la fille russe qui connaissait tant et tant d’idiomes. Le problème était que cela faisait longtemps que je ne servais à rien, et le pire, que ce n’était que maintenant que je m’en rendais compte.
La seule chose pour laquelle j’étais douée, c’était de gagner des bourses et des prix, mais cette ère-là touchait à sa fin.
Je me sentais comme un cheval de course dans un monde dépourvu d’hippodromes, ou un champion de football universitaire parachuté à Wall Street, ses jours de gloire réduit à une petite coupe en or posée sur sa cheminée avec une date gravée dessus comme une pierre tombale.

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Sylvia Plath – La cloche de détresse

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Sur une idée de Chiffonnette

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